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De retour de la grande marche du FRAPRU

par le Comité logement Trois-RivièresPublié le 1 novembre 2018


Dès que j’ai entendu parler de ce beau projet, j’ai su que j’y participerais. Tout d’abord je saluais l’originalité, l’audace et la détermination des membres du FRAPRU. Une grande marche entre les deux parlements, d’Ottawa à Québec, rien de moins, pour éveiller nos décideurs sur cette problématique sociale du droit à un logement sécuritaire et à un prix décent pour toutes et tous.

En fait, plus qu’un simple rappel, les membres veulent un engagement ferme de la part des différents paliers de gouvernement pour le logement social. De villes en villages, pour couvrir les immenses besoins dans toutes les régions du Québec, ça prend au moins 50 000 nouveaux logements sociaux d’ici les prochaines années. Il y a urgence. C’est un besoin essentiel comme celui de manger à sa faim. Avoir un toit, un chez-soi, un lieu pour vivre en toute sécurité, adapté à nos capacités de payer, ça devrait être reconnu comme un droit universel. L’insalubrité, l’insécurité, la précarité, la peur et la misère des fins de mois ont un coût social énorme.

J’ai marché de Trois-Rivières à Québec avec des personnes engagées et solidaires. J’ai connu des personnes dévouées et directement impliquées dans diverses organisations et comités pour le logement social, des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion qui désiraient rendre témoignage de leur dure réalité quotidienne. Il y avait aussi les personnes responsables de cette marche qui veillaient au bien-être des marcheuses et marcheurs et à la réalisation de ce projet d’envergure.

Tout le monde pouvait se joindre à la marche pour un, cinq, dix, cent kilomètres. Parti d’Ottawa, le groupe initial de marcheuses et marcheurs s’est arrêté chez nous au parc Champlain après plus de 400 kilomètres parcourus. Que de fierté ! Et ce n’était pas fini !

Le lendemain 23 septembre, le départ de Trois-Rivières, par un dimanche matin venteux et frais, a permis de réunir près de 150 personnes solidaires pour faire un bout de route.

Je partais pour la semaine. J’ai été accueillie avec enthousiasme par les personnes qui formaient le noyau initial des marcheurs. Ce fut une très belle expérience de vie. Faire route avec des inconnus, mais partager un but commun, un idéal, ça donne l’élan nécessaire pour aller jusqu’au bout. Accueillir l’autre avec ses différences, ses forces et ses fragilités dans la confiance et le respect, ça crée des liens et de beaux souvenirs. Vivre la proximité dans la grande simplicité ça apprend l’humilité et ça nécessite une bonne dose d’humour.

J’ai vu sur le chemin, les gens des villages et des villes venir à notre rencontre, nous encourager, s’informer de ce que nous faisions et applaudir cette cause. J’ai vu des groupes militants et solidaires nous apporter leur encouragement et les repas sur la route. J’ai vu des municipalités, des communautés chrétiennes et des Services diocésains de pastorale, comme ceux de Trois-Rivières et Québec entre autres, soutenir cette initiative et ouvrir les portes pour nous assurer l’hébergement.

Malheureusement, nous avons à peine vu et rencontré les élus de nos gouvernements. Très peu de considération. Difficile de croire qu’ils et elles ont réellement à coeur le bien-être de toutes et tous. À Trois-Rivières cependant j’ai croisé trois candidats de Québec solidaire.

Il n’y avait pas de luxe, mais une très grande fraternité et de l’entraide. Chaque jour, le groupe se partageait les tâches à accomplir pour maintenir le bien-être du groupe. Une belle et riche expérience de vie. Arrivés à Québec, sur les plaines d’Abraham, nous attendaient des personnes venues de tous les coins du Québec pour vivre ensemble la manifestation citoyenne, le dernier bout de marche vers le Parlement pour livrer avec joie et fierté le message, pour porter la voix des exclu·e·s et revendiquer la création des logements sociaux, si nécessaires à notre société.

C’était un beau défi personnel, mais j’ai surtout ressenti une joie profonde devant cette occasion qui m’était offerte de marquer ma solidarité avec les personnes qui sont vraiment dans le besoin. Encore une fois, j’ai été émerveillée de voir à l’oeuvre les membres des groupes communautaires qui sans répit et avec une espérance têtue prennent soin au quotidien de ces hommes, de ces femmes et de ces familles souvent laissés pour contre.

Je crois que nos élu·e·s ne saisissent pas bien l’importance de tous ces groupes populaires et communautaires pour notre société. Les fréquenter, s’asseoir avec eux pour mener ensemble des projets de société serait une bonne manière de profiter de leur riche expérience terrain. J’ai vu et entendu la peine et la misère du monde, je ne peux rester indifférente. Toutes les actions, même les plus simples pour soulager cette misère, sont importantes.

Sur la route nous avons chanté et scandé des slogans, en voici un  : Mobilisons-nous toute l’année pour qu’il n’y ait plus de mal-logé·e·s.

Au plaisir et solidairement,

Lise Filteau

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