Logo du Tam-Tam communautaire

Portail communautaire et social
du Haut Saint-Maurice


 
Le remède aux coupures, ça existe !
Engagez-vous pour le communautaire !
Lutter contre la corruption

Calendrier des activités

  2018 
D L M M J V S
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            

Toutes les activités de septembre 2018

Suivez-nous sur

Facebook

Au Centre du Québec et en Mauricie

“Le 9 avril, on voit rouge !”

par la Table régionale des organismes communautaires du Centre du Québec et de la Mauricie (TROC)Publié le 9 avril 2018


Madame Julie Boulet
Députée de Laviolette
Ministre responsable de la région de la Mauricie

Madame,

Le 27 mars dernier, votre gouvernement déposait un budget que les organismes communautaires ont reçu avec colère. Encore une fois, on saupoudre quelques sous pour le communautaire. Pire : cette fois-ci, on saupoudre de la poudre aux yeux ! La comptabilité créative de M. Leitão ne cessera de nous étonner, budget après budget ! Pourtant, le 27 mars dernier, il déclarait :

“La solidarité et le soutien à ceux qui en ont besoin font partie des valeurs fondamentales de la société québécoise, et les marges de manoeuvre que nous avons dégagées au cours des dernières années nous permettent aujourd’hui de renforcer ce filet social auquel nous tenons tous en ciblant les clientèles les plus vulnérables.”

Rien, dans ce budget ne nous permet de faire face à l’augmentation explosive de la demande de service par les citoyens et citoyennes de notre région. Et cette explosion est justement due à l’effritement de ce filet social dont M. Leitão parle avec tant d’émotion. Nous avons reçu un beau chocolat de Pâques : alléchant à l’extérieur et vide à l’intérieur. Et ne parlons pas des ingrédients…

Votre gouvernement dit nous considérer comme un partenaire essentiel. Soit. Nous désirons maintenant être traités comme tel.

Présentement, on voit rouge ! Car on a le coeur à l’ouvrage et on ne nous permet pas de faire notre travail convenablement !

C’est pourquoi nous vous offrons ce panier des produits de votre terroir, c’est-à-dire, les organismes communautaires de votre comté. Puissiez-vous en découvrir l’importance vitale ainsi que l’apport primordial à notre société. Vous saurez alors qu’une personne sur quatre aura besoin d’un organisme communautaire au moins une fois dans sa vie.

Au Centre-du-Québec et en Mauricie, chaque année :

  • Nous employons 2 000 personnes, appuyées de 15 000 bénévoles ;
  • Nous aidons à nourrir plus de 20 000 personnes ;
  • Nous venons en aide à 25 000 personnes en perte d’autonomie ;
  • Nous rejoignons plus de 10 000 jeunes ;
  • Nous aidons 9 000 personnes handicapées et leurs familles ;
  • Nous hébergeons 2 000 personnes aux prises avec d’importants problèmes sociaux ;
  • Nos organismes communautaires accueillent, écoutent et aident plus de 150 000 personnes chaque année…

C’est pourquoi nous demandons, depuis des années :

Un rehaussement significatif du financement à la mission globale. 84 % des Québécoises et Québécois pensent que les organismes communautaires devraient recevoir un meilleur soutien financier. Au Centre-du-Québec et en Mauricie, c’est 20 millions qu’il nous faut pour mener à bien notre mission et répondre aux besoins de la population.

Le respect de la politique de reconnaissance de l’action communautaire. Cette politique devrait engager toutes les instances gouvernementales à respecter l’autonomie des groupes, à mettre en place ou maintenir des programmes de financement et à reconnaître l’apport de l’action communautaire à la société québécoise. Or, de nombreux ministères ne respectent pas la politique…

La reconnaissance de l’action communautaire autonome comme moteur de progrès social. Le gouvernement mentionne fréquemment l’importance de la contribution de l’action communautaire autonome, mais, en réalité, ce sont les économies créées qui l’intéresse. Nous apportons une contribution majeure au progrès social et le gouvernement doit agir pour dépasser le niveau des discours.

La fin des compressions dans les services publics et les programmes sociaux. Ceux-ci sont en déclin. Que ce soit en réduisant les budgets, l’accès aux services et aux programmes ou en privatisant, une entreprise de démolition est en cours et c’est la population qui en paie le prix.

Nous mettons au défi les députés libéraux du Québec de nous prouver que ce budget n’est pas qu’un étalage de bons sentiments électoraux.

Le Parti Libéral avait une dernière chance de nous démontrer son appui et sa reconnaissance.

Maintenant, le milieu communautaire sait à quoi s’en tenir… et nous nous en souviendrons encore à l’automne…

Retourner au haut de la page


Ma soupe populaire n'est pas un lobby !

Julie Boulet, Députée de Laviolette et ministre du Tourisme

Logo de la Table Nationale des Corporations de Développement Communautaire Logo de la CDC du Haut St-Maurice Logo du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale du Québec