A. Rhéaume - C’est à l’occasion du colloque international du CEFRIO “Êtes-vous prêts pour la génération C ? Les 12-24 ans - Moteurs des transformations des organisations” que les nombreux chercheurs présents ont rendu publics les résultats obtenus à la suite de la plus vaste étude jamais réalisée au Québec sur les perceptions, les comportements et les usages technologiques des 12 à 24 ans. Cette nouvelle génération, qui d’ici 10 ans représentera 45 % de la main-d’oeuvre au Canada, possède ces propres besoins, non seulement en matière d’emploi, mais aussi en ce qui a trait à l’enseignement.
La génération C : qui sont-ils ?
Selon le CEFRIO, le centre francophone d’informations des organisations, la génération C fait référence aux jeunes de 12 à 24 ans, qui sont nés et qui ont grandi avec un ordinateur branché à Internet. Ces jeunes utilisent la technologie à différentes fins, soit pour communiquer, créer et collaborer. Qui dit nouvelle génération dit également nouvelle méthode d’enseignement. Devra-t-on dire adieu à l’enseignement traditionnel et au tableau noir ?
En prenant compte des résultats issus de l’enquête du CEFRIO, nous ne pouvons en effet que constater qu’Internet reste fortement présent au sein de la vie d’une grande majorité de jeunes. En effet, 91 % des jeunes Québécois ont un accès à une connexion Internet haute vitesse à la maison. De plus, ils sont aussi 91 % à utiliser un ordinateur pour réaliser leurs travaux à l’extérieur des cours. En matière de consommation, Internet occupe également une place prédominante : la moitié des 12-24 ans font des achats sur Internet et la majorité d’entre eux considèrent qu’il est sécuritaire d’y effectuer des achats pour y réaliser des aubaines. Ainsi, nous pouvons constater que la technologie fait partie intégrante de leur vie, tant sur l’aspect scolaire, social, de la consommation et des loisirs.
Du changement en milieu scolaire
Ainsi, par la parution des résultats de cette vaste enquête, des changements devront certainement avoir lieu au sein de nos méthodes d’enseignements. Certes, un véritable choc des générations a lieu en classe ; même les plus jeunes enseignants, qui ont toujours connu les mêmes approches, doivent revoir leurs méthodes de travail. Par contre, ces modifications au sein des méthodes d’enseignements seraient, selon l’opinion de plusieurs chercheurs, une façon de lutter contre le décrochage scolaire. En effet, il serait des plus avantageux de tirer profit de la grande utilisation des jeunes de la technologie. Grâce à la présence d’Internet, les élèves ont maintenant autant d’accès au savoir que les étudiants, ce qui modifie grandement la relation prof-élève. Ainsi, l’enseignement prendrait davantage la figure de guide et d’accompagnateur, et ne détiendrait plus le savoir qu’il partagerait à ses élèves.
L’arrivée de la génération C en milieu scolaire apportera certainement de profondes modifications de la part du milieu enseignant. Les professeurs se doivent d’investir ce nouvel espace, qui leur est certainement étranger, mais qui apportera de nombreux bénéfices. L’adaptation doit être faite au niveau des enseignants, et non l’inverse, car cette nouvelle génération représente le monde de demain, qui investira bientôt l’espace professionnel. Êtes-vous prêts à nous accueillir ?
Amélie Rhéaume
Le Tam-Tam communautaire du HSM
Bonjour Amélie !
Voilà un autre article très intéressant, merci beaucoup ! Comme tu le sais déjà, j’espère plusieurs changements assez précis depuis longtemps et je suis heureux de voir que la situation évolue ! Ce n’est pas pour rien que j’ai décroché de l’école publique à l’époque de notre secondaire, quand pourtant, j’adore apprendre !
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