Une fillette de cinq ans assiste, impuissante, au meurtre de sa mère. Elle appelle les secours “Ma maman est morte, et c’est la première fois que cela lui arrive”. À l’arrivée des policiers, elle est muette et le demeurera pendant plusieurs années. Un jeune commissaire, Brian Macalvie tentera en vain de résoudre ce crime crapuleux. Vingt ans plus tard, des enfants sont assassinés de façon sordide. Scotland Yard en la personne de Richard Jury est mandaté sur les lieux. (C’est d’ailleurs dans ce roman qu’il se nouera d’amitié avec Macalvie).
Ce dernier est persuadé que les meurtres des enfants sont directement liés avec le crime commis vingt ans plus tôt. Mais de quelle façon ? Qu’est-ce qui suscite ce pressentiment ? Arrive dans l’histoire Lady Jessica Ashcroft âgée de dix ans. Tout porte à croire qu’elle sera peut-être la prochaine victime. Melrose Plant, aristocrate anglais, grand ami de Jury, décide d’intervenir. Sous de fausses raisons, il s’introduit auprès de la jeune fille afin de la protéger. On en vient à soupçonner tous ceux qui gravitent autour de l’enfant. Le dénouement nous jette par terre.
Martha Grimes sait rendre les atmosphères. On perçoit la brume qui s’effiloche dans la lande, on sent l’odeur iodée de la mer. Quel dommage qu’elle tisse autant de fils qui se croisent et s’emmêlent. Je trouve également qu’il y a trop de personnages, on finit par s’y perdre. Par contre, j’aime les romans qui nous ramènent les mêmes personnages. Peut-être que j’apprécierais davantage l’oeuvre de Grimes si j’en faisais la lecture dans l’ordre chronologique. C’était quand même divertissant comme lecture. J’ai lu pire…
Sylvie Gauthier
Club de lecture de la Bibliothèque municipale