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Culture    Chronique culturelle

Publié le 28/8/2008  -  Version imprimable

Les voisins de jardin

Le mur… de la réconciliation

La Cayute du Club Latuquois s’est imposé cet été comme le repaire de La troupe de théâtre Maclak afin d’y présenter leur pièce en deux actes intitulée “Les voisins de jardin”. Elle raconte l’histoire de deux familles qui seront confrontées l’une à l’autre un bon matin par l’apparition d’un mur entre leurs deux cours arrière.

La question est de savoir qui l’a érigé. Sont-ce les Beauregard, dont le fils divorcé âgé de 25 ans vit toujours à la maison familiale et sous la protection de sa maman adorée, ou bien les Sanschagrin, au père quétaine et dont l’épouse a perdu l’usage de la parole à la suite d’un violent choc émotionnel ? Les accusations fuseront de toute part durant le premier acte, sans toutefois que l’on parvienne à trouver le coupable. Le second acte, quant à lui, se voudra plus pacifiste et amiable, les deux familles retrouvant la fraternité de jadis lors d’un pique-nique de la réconciliation.

Il est aisé de constater la connivence qui existe entre les comédiens tout au long de la pièce, et à quel point chacun joue bien son rôle. Francine Beaupré est particulièrement expressive et volubile dans son personnage de Dolorès Spielberg. D’ailleurs, c’est lors de sa rencontre avec Valentine Jolicoeur (interprétée par Cassandra Lindsay-Allard), une voyante et tarologue, que les spectateurs se repaissent de l’un des moments les plus croustillants de la pièce.

La fin, inattendue, surprend de prime abord. Toutefois, son sens féerique est tout à fait logique et cohérent avec de petites figurines qui jouent un rôle secondaire, mais ô combien efficace, à plusieurs reprises dans la pièce.

La pièce a été écrite par Guylaine St-Louis et Anne Shallow. Tâche ardue et complexe s’il en est une, l’écriture d’une pièce de théâtre d’été représente un défi de taille qu’elles ont réussi à relever avec succès. Elles m’ont d’ailleurs confié que la rédaction des textes de la saison prochaine, c’est-à-dire la cinquième de la troupe, était déjà amorcée. Une histoire de soeurs, de couvent et de curé qui, m’assure-t-on, fera damner Mère Supérieure…

En guise de conclusion, il m’est impossible de passer sous silence la généreuse initiative de la troupe à verser 50 % des profits aux Petites Collations IGA. La manifestation d’un tel esprit communautaire dans le quotidien des enfants sera comme de la musique à leurs oreilles. Pour un tel geste, les membres de la troupe méritent bien un concert d’éloges.

    © Alain Michaud, 2008


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