Publié le 13/12/2010 - Version imprimable
Selon Jenifer Olsen
“La bibliothèque, un service culturel essentiel !”
Elle-même rat de bibliothèque depuis la tendre enfance, la directrice générale de la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut St-Maurice est sans aucun doute une des usagères les mieux placées pour répondre à la question ! Car dans toutes les municipalités du Québec, c’est un fait que les bibliothèques sont les institutions les plus précieuses. Il y en a pour tous les goûts dans une bibliothèque ; à l’ère des nouvelles technologies, il est même possible de consulter les catalogues des autres bibliothèques publiques en ligne ! Et en plus, l’endroit est généralement accessible tout à fait gratuitement pour tous !
Même si Jenifer Olsen doit maintenant prendre le temps de le faire (car les heures d’ouverture sont plus souvent qu’autrement en conflit avec les horaires de travail…), aller à la bibliothèque est un véritable cadeau. Elle y admire l’étendue des collections sur les rayons (disques, films, livres en anglais, etc.), y hume l’odeur des livres et y feuillette les pages des bandes dessinées et des romans. Tellement qu’il lui a même été difficile d’apprendre à ramener les livres empruntés ! Inutile de dire qu’elle a donc été marquée par quelques titres ; mais c’est à travers la lecture de vieux romans qu’elle a compris que, même si la vie évolue, les sentiments et les valeurs fondamentales de tous les êtres humains sont toujours pareils. Bref, s’il n’était possible que de lire pour vivre, elle le ferait sans hésiter ! En fait, qui n’a pas choisi d’en apprendre davantage sur tous les sujets imaginables, de découvrir les cultures, les images, les rythmes et les saveurs du monde, de vivre toutes sortes d’émotions fortes au quotidien ?
Selon Jenifer Olsen, l’ensemble de la population latuquoise doit être conscient de la valeur de la bibliothèque municipale comme bien public, comme lieu collectif. Mais la bibliothèque elle-même doit être active, dynamique, vivante dans le milieu. Et c’est à peu de choses près le cas : par exemple, la popularité des chroniques publiées par les membres du club de lecture des adultes sur le Tam-Tam communautaire est indéniable. De plus, il y a aussi tout un potentiel de développement non négligeable avec la proximité du parc St-Eugène. Jenifer Olsen a vu des gens y lire, assis sur des bancs, illustrant par là les bons vieux principes de la démocratisation et de la médiation culturelles. Il ne faudrait donc qu’une simple campagne de publicité pour mousser l’image de la bibliothèque et ainsi, lutter contre l’ignorance !
Alors oui, la bibliothèque a été, est et sera un service de première nécessité culturelle !
Véronique Saint-Gelais