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Véronique Saint-Gelais     
Chronique culturelle latuquoise
par Véronique Saint-Gelais

Publié le 16/6/2010  -  Version imprimable

Question à M. Raoul Maillet

La population latuquoise est-elle sensible à l’histoire et au patrimoine ?

S’il y en a un qui est (hyper)sensible à l’histoire et au patrimoine, c’est bien Raoul Maillet, fondateur et président de la Société historique de La Tuque et du Haut Saint-Maurice depuis 1995. Et à l’aube du centenaire de la Ville de La Tuque en 2011, les bénévoles de l’organisme, majoritairement retraités, accomplissent quotidiennement un travail colossal.

Raoul Maillet considère que l’ensemble de la population latuquoise est sensible à l’histoire. Presque tout le monde connaît la Société historique de La Tuque et du Haut Saint-Maurice : dépositaire officiel des archives de plusieurs citoyens et organismes (collection de disques de CFLM 1240 AM, négatifs du photographe Gilles Berthiaume, souvenirs de l’Harmonie de La Tuque, etc.), responsable de l’écriture du volume sur l’histoire de la ville de La Tuque et du volume sur l’histoire de près de 400 familles latuquoises (un merci tout spécial à Denis Adams), de même que du montage du calendrier historique 2011-2012. Le président juge, avec raison, que la Société historique de La Tuque et du Haut Saint-Maurice offre un service optimal à une clientèle variée (classes d’étudiants, tours guidés, etc.). Mine de rien, l’organisme apparaît partout !

Préserver et mettre en valeur le patrimoine

Ce n’est la faute de personne en particulier, mais Raoul Maillet pense que le milieu latuquois accuse un certain retard au niveau de la restauration du patrimoine religieux, de la revitalisation du centre-ville, de la sauvegarde du patrimoine bâti et de la sensibilisation des citoyens. Au contraire, il trouve que c’est plutôt une affaire de collectivité. Victime, tout comme l’ensemble de la province de Québec, de démolitions et de transformations au cours des dernières années, l’image de la ville de La Tuque a évidemment changée. Par contre, il estime que ce n’est pas irrémédiable ; la municipalité de La Bostonnais n’a-t-elle pas complètement rénové les ponts couverts Ducharme et Thiffault ? Il mise sur l’adoption d’une politique du patrimoine latuquois pour permettre d’orienter les actions à entreprendre en matière de mise en valeur et de sauvegarde. Et l’un des premiers projets à réaliser devrait être l’inventaire du patrimoine bâti, pour apprendre à mieux le connaître.

Peu importe où, le patrimoine a généralement une relation directe avec le sentiment de fierté des citoyens. Malheureusement à La Tuque, Raoul Maillet croit que ni l’un ni l’autre ne semblent véritablement reliés… Individuellement, les gens sont fiers de leurs petits nids douillets : ils entretiennent la piscine, ils jardinent, ils ornent les parterres de fleurs et plantent des arbres ou des arbustes, ils peinturent, et, bien que ce soit un mal nécessaire, ils tondent même la pelouse ! Pour que la fierté individuelle devienne collective, il n’y a donc qu’à poser des gestes simples ! N’est-ce pas là un beau défi à relever ?

Véronique Saint-Gelais

Merci pour cet article !

Je suis totalement d’accord, il faut préserver notre patrimoine et travailler notre fierté collective ! Cette première étape, l’inventaire du patrimoine bâti, devrait être débuté le plus rapidement possible avant que des démolitions regrettables soient encore à l’ordre du jour !

Hâtons-nous…

Commentaire de Dominic le 2/7/2010 à 16h04, La Tuque

Je suis bien d’accord avec M. Maillet. La ville de La Tuque perd peu à peu son patrimoine bâti. Que deviendront le Communauty club, l’église anglicane et son presbytère, les maisons presque centenaires ?

Je me souviens de ma ville natale des années 1940, avec ses rues ombragées, ses coquettes maisons de la rue St-Eugène, du parc du même nom avec son kiosque à musique. Ce parc est maintenant occupé par diverses bâtisses.

Commentaire de Micheline Raîche-roy le 13/4/2011 à 07h37, Trois-Rivières, ex-Latuquoise
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