Sans que personne ne le sache, André Mercier a fait de la culture un pain quotidien. Si aujourd’hui la culture et les communications relèvent du même ministère provincial, ce n’est pas d’hier qu’il assiste et couvre les activités et les événements culturels latuquois : concerts et parades de l’Harmonie de La Tuque, spectacles au Complexe culturel Félix Leclerc, vernissages au Mouvement Socio-Culturel de La Tuque, etc.
C’est d’ailleurs grâce aux institutions et aux organismes culturels locaux que André Mercier a développé le goût de l’art et de la culture. Goût de la musique d’abord, à l’école de musique de monsieur J. Aubert Mongrain à l’École secondaire Champagnat, de 1968 à 1974, et tromboniste au sein de l’Harmonie de La Tuque, de 1971 à 1976. Goût de l’écriture et de la littérature ensuite, qu’il doit à l’énergie et à la passion d’une enseignante en français, madame Josée Carrier. Goût de l’art visuel finalement, qu’il a (re)découvert avec le symposium de peinture Automn’Art de La Tuque.
Bref, il est bien placé pour affirmer que la vie culturelle latuquoise a toujours été riche et qu’elle a donné naissance à une pléthore de talents. À la seule différence près qu’elle est maintenant structurée en événements incontournables : Dimanches en famille !, Jeudis Centre-Ville, Soirées Cabaret du Complexe culturel Félix Leclerc, etc.
De plus, le travail d’animateur-journaliste sur les ondes de CFLM 1240 AM lui donne la chance de rencontrer les artistes, qu’ils soient amateurs ou professionnels, puis de les partager avec le grand public.
Finalement, il n’y a pas que les activités et les événements culturels qui lui ont fait découvrir la vitalité latuquoise. L’Harmonie de La Tuque, quasi centenaire, demeure un puissant symbole de fierté. Ancêtre du Complexe culturel Félix Leclerc, le Mouvement Socio-Culturel de La Tuque a représenté une véritable manne culturelle : ateliers de céramique, cinéma, cours de peinture et de sculpture, cours de chant et de danse, poésie, etc. Sans oublier la Chorale Brise du Nord, qui a été une importante ambassadrice du rayonnement de la culture latuquoise… au pays !
Maintenant, presque tous les Latuquois consomment de l’art et de la culture (achat d’un disque, emprunt d’un livre à la bibliothèque, etc.), les fréquentent (assistance à un événement, à un spectacle, etc.) et pratiquent un loisir culturel personnel (écouter de la musique, lire, peindre, regarder la télévision, etc.) ou, du moins, connaissent quelqu’un qui… Serait-ce donc dire que cela devient une habitude ?
Véronique Saint-Gelais