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Chronique littéraire

Par le Club de lecture de la Bibliothèque de La Tuque

Moi, Félix, 10 ans, sans-papiers

Publié le 12 mai 2009


Marc Cantin. Moi, Félix, 10 ans, sans-papiers. Publié chez Milan, collection Poche Junior, en 2000. 139 pages.

Le livre raconte l’histoire de Félix qui quitte son pays, la Côte-d’Ivoire avec sa mère, son frère aîné, Moussa et sa petite soeur Bayamé. Ils s’embarquent clandestinement sur un cargo, laissant le père de Félix derrière eux, qui, faute d’argent, ne peut suivre sa famille en France. La famille arrive à Brest et va s’installer chez l’oncle et la tante. Comme Félix et sa famille sont des sans-papiers, des clandestins sur le sol français, ils sont confinés dans le petit appartement de l’oncle Massoudé. Ils ne doivent pas se faire voir, sans quoi ils se feront tous arrêter et seront déportés à Abidjan.

En cours de récit, nous apprenons que Félix, alors qu’il habitait en Côte-d’Ivoire, devait travailler dans les champs de cacaoyers avec son père afin de pourvoir aux besoins de la famille. Nous voyons aussi que Félix est un jeune garçon très intelligent, espiègle, curieux, rempli d’astuces et plutôt mature pour son âge. Cette maturité lui confère une certaine complicité avec les adultes que les autres enfants n’ont pas ce qui rend son frère Moussa jaloux. L’intelligence de Félix permet aussi à sa famille de se sortir quelques fois du pétrin, surtout lors de leur débarquement en France.

Cependant, la curiosité de Félix entraînera des conséquences très lourdes pour lui et l’ensemble de sa famille. Après quelques semaines à Brest, l’oncle Massoudé trouve un emploi à la maman de Félix. C’est une très bonne nouvelle, ce travail permettra à la famille de demander son statut d’immigrant et se s’installer en France. En plus, la maman pourra ramasser des sous et les envoyer au papa en Afrique, afin qu’il puisse les rejoindre le plus vite possible. De son côté, Félix s’ennuie de plus en plus, enviant sa mère d’aller travailler et ses cousins d’aller à l’école. Sa tante a l’idée de lui demander d’aller faire de rapides emplettes chez l’épicier du coin. Il profite de cette première sortie afin de s’aventurer dans la ville. Il discute aussi avec différentes personnes, croyant faire attention à ne pas trop en dévoiler sur sa situation. Malheureusement, il est vite repéré par les services de l’Immigration, ce qui entraîne l’arrestation et l’expulsion de la famille. Félix vivra alors des expériences douloureuses et angoissantes : séparation permanente, être recherché par la police, la cavale solitaire, le racisme, l’agression physique, l’incertitude de ne pas savoir où il va demeurer, etc.

Appréciation du livre

L’idée de départ de ce livre est très bonne, ne serait-ce que parce que c’est une histoire qui n’est pas racontée souvent aux jeunes. Mais le récit de Marc Cantin s’essouffle rapidement. L’auteur utilise un style plutôt télégraphique, il se contente de décrire sans émouvoir. Par ailleurs, le niveau de langage utilisé est plutôt adulte et surtout dénué d’humour. Pas très attrayant pour un jeune garçon ou une jeune fille en quête de surprises et de suspense. La majeure partie de l’histoire est narrée par Félix, mais il ne nous touche pas, malgré ce qu’il vit. Il peut être difficile d’imaginer que des jeunes de 10-11 ans puissent vraiment s’attacher à cette histoire. C’est dommage, parce que ce livre aurait pu être une très belle façon d’expliquer à des enfants occidentaux la réalité de leurs contemporains africains, des difficultés qu’ils peuvent traverser, du déchirement vécu par les familles qui doivent se séparer pour trouver une vie meilleure ailleurs.

L’auteur aurait pu nous parler davantage des obstacles auxquels doivent faire face les immigrés, les réfugiés et les clandestins sur leur nouvelle terre d’accueil et d’espoir. Il aurait pu prendre le temps de nous faire vivre les différents chocs culturels vécus par les différents membres de la famille. Surtout, l’auteur aurait pu nous raconter cette histoire avec plus d’humour, d’émotions et de conviction. Bref, ce fut une lecture assez expéditive, sans investissement de la part de la lectrice.

À propos de l’auteur

Marc Cantin est un auteur jeunesse français né en 1967. Après avoir exercé quelques métiers, dont illustrateur de BD, il écrit exclusivement pour les enfants depuis 1996. Il est l’auteur d’une cinquantaine de livres pour enfants et de quelques bandes dessinées : L’enfant des rues, Les meilleurs ennemis (10 tomes), Les sorcières du collège (4 tomes), Mamie et moi, Les maléfices d’Harlequin (3 tomes), ainsi que les bandes dessinées Léo et Lola, Cloé et sa mère, etc.

Il s’est fait remarquer pour son livre Moi, Félix, 10 ans, sans-papiers, pour lequel il a même gagné quelques prix littéraires. Deux autres volets suivront le premier : Moi, Félix, 11 ans, Français de papier et Moi, Félix, 12 ans, sans frontières.

Marc Cantin travaille aussi pour la presse enfantine, il écrit des spectacles de marionnettes ainsi que des scénarios pour le cinéma et la télévision. Il vit en Bretagne et a trois enfants.

    Par Isabelle Wood Club de lecture de la Bibliothèque municipale de La Tuque
  1. J’adore ce livre, il est très émouvant et un peu triste au début ! Sinon j’aime bien !

    Commentaire de Yacoub Halato, de , le 8 septembre 2011 à 11:43

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