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Chronique littéraire

du Club de lecture de la Bibliothèque Annie St-Arneault

Muchachas, de Katherine Pancol

Publié le 6 janvier 2016


Durant l’été 2011, j’avais lu la trilogie de Pancol débutant par “Les yeux jaunes des crocodiles”. Et ce fut mon choix lors de notre première rencontre du cercle de lecture en septembre.

J’avais bien aimé sauf le deuxième tome “La valse lente des tortues” qui m’avait laissée plus tiède à cause de certaines longueurs et invraisemblances. Aussi lorsque Muchachas est sorti, je ne me suis pas ruée pour l’acheter, ma dose de Pancol étant probablement atteinte.

En octobre dernier, quand Lynn m’a mise au courant du prochain thème, soit un auteur se prénommant Catherine, j’ai bien cherché. Jusqu’au jour où chez Costco je tombe sur Muchachas. Tiens, tiens, il n’y a pas de hasard et j’achète les deux premiers romans. En lisant le tome 1, je suis retombée sous le charme de cette auteure.

Muchachas raconte l’histoire de Léonie et de sa fille Stella. Léonie est mariée à Ray Valenti, un héros dans sa communauté. Sapeur-pompier de profession, il a sauvé plusieurs vies souvent au péril de la sienne. Mais à la maison, c’est un despote cruel et violent. Il bat Léonie à tour de bras, viole Stella dès l’adolescence, bref, c’est un être ignoble. Devenue adulte, Stella tente de toutes ses forces d’échapper à son bourreau, allant même à délaisser sa mère afin de se protéger elle et son fils. Jusqu’au jour où Léonie arrive à l’hôpital à l’article de la mort, battue par Ray encore plus violent que d’habitude. Stella tentera alors de la retirer des griffes de son père.

Dans ce roman, on ne relate pas que l’histoire de Léonie et Stella. Les premières pages nous amènent à New York en compagnie d’Hortense et de Gary, deux protagonistes de la saga des crocodiles. Katherine Pancol a avoué en entrevue ne pas être capable de se débarrasser de ces personnages auxquels elle s’est attachée. L’étincelle de départ de Muchachas, Katherine Pancol l’a trouvée en juin 2010. Elle était attablée à la table d’un café de Plaisance du Gers lorsqu’elle voit un homme frapper son épouse enceinte devant leurs deux garçons. Elle suit la jeune femme aux toilettes, mais l’homme l’intercepte et lui ordonne de dégager menaçant de tuer son épouse si elle n’obéit pas. Pancol n’a pas eu le choix d’obtempérer, mais elle fut sous le choc pendant des jours. Elle a donc décidé d’inclure la violence conjugale dans son prochain roman. La journaliste en elle a refait surface et elle a interrogé plusieurs femmes victimes de violence, cherchant à comprendre comment on pouvait basculer de la normalité à l’horreur. En commençant l’écriture de ce roman, elle pensait ne parler que de ses nouveaux personnages, mais très vite la famille Cortès s’est imposée et Pancol les a laissés revenir.

Ai-je aimé ma lecture ? J’ai des sentiments partagés. Je me suis laissée attendrir par l’histoire de Stella et j’ai hâte d’en connaître la suite (et oui, j’ai acheté le tome II). Mais j’ai un peu de difficulté avec la façon dont les anciens personnages reviennent dans l’histoire. Je trouve que c’est un peu tiré par les cheveux. Mais laissons la chance au coureur.

Katherine Pancol est née en 1954 au Maroc. Elle a cinq ans quand ses parents déménagent en France. Elle sera journaliste à Paris Match et à Cosmopolitan lorsque Robert Laffont la rencontre et lui demande d’écrire un roman.

Depuis 1979, elle a écrit dix-sept romans. En entrevue avec Michelle Ouimet du journal La Presse, elle confie que le Paris intellectuel la boude. Le Monde a écrit au sujet de ses livres “Facile à lire, facile à oublier”. La revue phare de la littérature en France, le Magazine Littéraire n’a jamais parlé d’elle. Katherine Pancol conclut l’entrevue en disant : “Je touche les gens parce que je mène la vie de tout le monde. Je n’ai pas et ne veux pas de vie mondaine. Ce n’est pas votre chanteur, Charlebois, qui disait que les critiques sont des ratés sympathiques ?”.

Sylvie Gauthier, membre du club de lecture de la Bibliothèque Annie St-Arneault

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