

|
|
||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| D | L | M | M | J | V | S |
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 |
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |
Forums
Par le Club de lecture de la Bibliothèque de La Tuque
Jack & Jill, de James Patterson
James Paterson est né le 22 mars 1947 à New York. Il entreprend sa carrière à l’âge de 27 ans avec le livre “The Thomas Berryman Number” qui lui vaut le prix Edgar du meilleur roman policier. Il a vendu 100 millions de livres à travers le monde. En 2010, le magazine américain Forbes le classe comme l’écrivain le mieux payé au monde avec un revenu annuel de 70 millions $. Il est aussi un écrivain engagé : il passe beaucoup de son temps à faire des lectures publiques dans les écoles et les bibliothèques. Il a même offert et récolté de nombreux fonds pour favoriser l’apprentissage de la lecture.
Dans un quartier huppé de Washington, un certain Sam Harrison (Jack) trame pour tuer le sénateur Fitzgerald.
Dans un autre endroit plutôt défavorisé, un tueur en puissance jouait à un jeu tout aussi terrifiant. Il avait déniché une cachette au milieu des troncs épais des pins du Garfield Park, non loin de l’école du quartier. Avec des ballons attachés aux branches, il attira une fillette noire, âgée de cinq à six ans environ. Après l’avoir amadouée, il l’assomma avec un bâton.
Le Dr Alex Cross, psychologue et détective, fut chargé de l’enquête. Pour lui, c’était presque un cauchemar, car le meurtre s’était déroulé dans son quartier, non loin de sa demeure. Il avait deux enfants et son fils Dammon fréquentait la même école que la fillette. Qui plus est, sa femme avait été assassinée tout près de cet endroit quelques années auparavant.
Alors que Alex Cross enquêtait avec son collègue policier John Samson, on l’avisa qu’un autre meurtre avait eu lieu, celui du sénateur Fitzgérald. Il avait été tué dans sa chambre, attiré par une femme, Jill, comparse de Jack. Après le meurtre, ils avaient laissé un message signé en prose et avaient appelé la brigade criminelle. Cross devait donc mener de front les deux enquêtes.
On croyait avoir un suspect pour le meurtre de Shanelle, la jeune noire : un certain Emmanuel Perez. Mais il s’est tué en sautant d’un bâtiment à l’autre alors que les policiers le pourchassaient. Bien vite, on constata qu’il n’était pas le tueur. En effet, un garçon de sept ans venait d’être tué, le crâne fracassé comme la jeune Shanelle. Remords de Cross de s’être trompé en croyant que c’était Perez. Il aurait voulu consacrer tout son temps pour élucider les meurtres des deux jeunes, mais on le pressait sur le cas de Jack & Jill, ce qui lui attira les reproches de sa mère qui disait que l’on tenait beaucoup plus à retrouver les criminels des hautes personnalités que celui des jeunes de leur quartier.
Alors que l’équipe de Cross s’évertuait dans leurs enquêtes, Jack & Jill jouaient un jeu de société pour choisir leur prochaine victime. Il y avait des photos de personnalités étalées sur une table, on lançait un dé et la cible était celle où le dé s’arrêtait. Leur deuxième victime fut une journaliste tuée à l’hôtel Jefferson. Une troisième, un acteur de cinéma qui avait demandé une escorte. Jack s’y présenta (l’acteur avait demandé une escorte masculine) : il le tua de la même manière que les autres, assisté de Jill qui filmait. Ils quittaient non sans avoir laissé une note en prose et après avoir téléphoné à la brigade criminelle.
Cross constate que c’est le même rituel : personne riche, connotation sexuelle, laisse un poème écrit et téléphone à la brigade. Parallèles, côté indécent et scabreux (on déshabille la victime), même méthode d’exécution, bref, deux des victimes des infects libéraux pour Jack & Jill.
Deux autres meurtres suivront : celui d’un représentant de l’armée au sein de la cellule anti-Jack & Jill. Ce meurtre fut pour lui une tâche difficile, car ce dernier était un ami : il tua son jeune fils alors qu’il surgit à l’improviste, ce dernier l’ayant reconnu. La prochaine cible sera un cadre japonais. Pour le meurtre de celui-ci, Jack engagea un tueur professionnel, dans le but de brouiller les pistes.
Entre temps, on recherche toujours le meurtrier des deux enfants. Les soupçons se portent sur un jeune de l’école, à la suite des messages envoyés sur Internet, repérés par une internaute. C’est le fils d’un colonel, élève brillant et modèle en classe. Les policiers se rendent à sa demeure, demandent aux parents étonnés où il se trouve. Prudemment, ils se rendent dans sa chambre. Il n’y est pas. On croit le tueur en fuite jusqu’à ce que l’on trouve son corps. Encore une fois, ce n’était pas le tueur.
Danny Boudreau (un nom québécois ?), élève de l’école, devait prendre des médicaments pour un problème de comportement. Il ne les avait pas pris depuis sept jours, car il détestait certains effets que ces médicaments lui donnaient. Il détestait le jeune Moore parce que trop parfait à l’école. Il détestait aussi la directrice et encore plus le détective Cross, puisqu’il lui rappelait son père policier, qui comme celui-ci les avait négligés sa mère et lui, étant tout à son travail. Il avait donc tramé en se servant d’internet pour faire accuser le jeune Moore. Un soir, il se rendit chez Cross avec l’intention de le tuer, mais le policier Samson était de garde pour surveiller la maison des Cross. Il se rendit donc à la demeure de la directrice de l’école, et sonna à la porte. C’est son mari qui répondit. Pris au dépourvu, le tueur sortit son arme et fit feu. Il prit Christine Johnson, la directrice, en otage et exigea de voir le détective Cross. Habillement Cross réussit à le déjouer et le mettre hors d’état de nuire.
Quant à Jack & Jill, leur but ultime était de tuer le président des États-Unis Thomas Byrnes. Ils l’avaient fait savoir en laissant un poème sur le cadavre d’une de leurs victimes.
Quel sera leur plan ? Trouveront-ils un moyen de déjouer tous les moyens de défense du F.B.I., des agents secrets, des policiers ? Seule la lecture de la fin de ce suspense nous le dira.
C’est un récit essoufflant, avec son escalade de meurtres, ses rebondissements inattendus, un bon suspense, plein d’action. Il nous fait entrer dans le monde trouble de la politique américaine. Le roman n’était pas sans nous rappeler les meurtres de Kennedy et autres présidents américains assassinés. J’ai apprécié le caractère compatissant du détective Cross, contrairement à bien d’autres personnages de romans policiers où l’on rencontre presque toujours un détective bourru, avec ses manies, ses tics, ses silences. Même si je ne suis pas une admiratrice de “thriller”, j’ai apprécié la lecture de ce livre qui m’a tenue en alerte jusqu’à la fin.
Carmen Bouchard, membre du club de lecture de la Bibliothèque municipale