Logo du Tam-Tam communautaire

Portail communautaire et social
du Haut Saint-Maurice


 
Engagez-vous pour le communautaire !
Lutter contre l'évasion fiscale

Calendrier des activités

  2019 
D L M M J V S
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            

Toutes les activités de mars 2019

Suivez-nous sur

Facebook
Maman a raison

Chronique de Maman a raison

 

Les filles, plus besoin de tricher !

Publié le 20 mai 2016


Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les vêtements. Ç’a toujours été une de mes passions. Je ne crois pas être une victime de la mode, c’est-à-dire que je n’achèterai pas n’importe quoi au nom de la mode, j’aime plutôt dire que je m’inspire des tendances. Par exemple, vous ne me verrez pas avec un crop top (chandail ou camisole coupés 2 à 3 pouces, au-dessus du nombril) même si c’est à la mode. Ce n’est pas de mon âge et franchement, après avoir hébergé deux humains pendant un peu plus de 18 mois dans mon abdomen, j’aurais besoin de rénovation (ce que je ne ferai jamais, yark !) avant de pouvoir porter un crop top ! Je connais mon corps, je sais qu’il se transforme au fil des années et je m’adapte au lieu de m’enrager et de me dévaloriser. Mon linge est juste un peu plus lousse et un peu plus long !

J’ai eu la chance d’élever trois filles, deux qui sont maintenant de jeunes femmes et une qui se transforme tranquillement en adolescente. J’ai toujours été consciente que j’exerçais une certaine influence sur elles, mais sans plus, elles ont toujours été libres de choisir. Et c’est parfait ainsi. Je pense que c’est formidable et essentiel que chacune puisse choisir librement la façon de se vêtir. Malgré le fait que, parfois, c’est difficile pour les parents, de voir sortir son enfant de la maison presque déguisé. On doit respecter leurs choix et se rappeler que ce ne sont que des phases et que dans quelques années, ce sera autre chose. On ne s’habille pas à 14 ans comme on le fait à 25 ou à 45 ans. Les goûts changent, se transforment au fil des décennies.

Dans les années 80, lorsque j’étais adolescente, j’avais les cheveux crêpés, des vêtements aux couleurs pastel, agrémentés de bijoux plus gros que nature ! Dans la jeune vingtaine, ce n’était que le noir qui entrait dans ma garde-robe. Avec les enfants, je suis passé à travers leurs phases emo, skater, rap et j’en passe ! Mais savez-vous avec quoi j’ai eu le plus de misère ? Les soutiens-gorge méga rembourrés, qui sont devenus la folie des filles et des femmes, il y a 10 ou 15 ans. Sournoisement, cette nouvelle tendance a été le début d’une transformation grotesque imposée aux femmes, avec un marketing qui frappe (comme toujours), ils ont réussi à faire croire que la vie est plus belle quand une femme porte au moins du “C”. On nous a enlevé la beauté de la diversité du corps des femmes et ce fut du même coup, la fin de l’honnêteté féminine corporelle.

Ce n’est pas nouveau, depuis longtemps les chirurgies esthétiques existent, les gaines, le maquillage et toutes sortes d’autres trucs qui aident à camoufler ou embellir ces petites imperfections qui nous chicotent. Partout sur la planète, depuis le début des temps, les gens ont leurs façons de se faire “belles et beaux”, selon leur héritage culturel. C’est la nature humaine et on ne changera pas. Ce qui est triste, c’est l’excessif d’aujourd’hui. Quand je jette un coup d’oeil aux médias sociaux, aux magazines, aux annonces, aux panneaux publicitaires, qui représentent les jeunes d’aujourd’hui, je me dis : “Mais quel merdier…” !

C’est désolant de voir comment tout est fake. C’est le festival de la grosse menterie ! Vous êtes prêts ? 1, 2, 3 go ! Faux cheveux (rallonge), faux cils, fausses lèvres, faux seins, faux ongles, fausses fesses… Et ça, c’est sans compter tous les autres ajustements esthétiques possibles. Ajouter là-dedans tous les logiciels comme Photoshop, qui permettent de rendre les photos de nous mêmes, tellement plus belles, plus magazines, plus hot, pour avoir plein, plein de j’aime sur notre Facebook ou Instagram. Rrrrrrrrrrrrr !

OK ! Je veux juste comprendre. Une fille rencontre un garçon dans un bar. Ils se plaisent et décident de partir ensemble. Cool ! Adultes majeurs et vaccinés. Le gars commence à toucher la fille, par-dessus son chandail, mettons. Si la fille porte une brassière qui donne l’impression qu’elle a de gros seins, et que pouf, finalement c’est du “B”, c’est pas un peu, beaucoup inconfortable ? Il me semble que j’aimerais mieux qu’il sache en partant ce à quoi il doit s’attendre. Non ? Voilà, c’est moi baby. Tu aimes ? Ben, viens-t’en ici, que je me paye la traite ! J’imagine qu’avec le temps, les gars se sont habitués à ces petites tricheries et que maintenant tout passe comme du beurre dans la poêle. Bizarre, drôle de mentalité.

Maintenant, imaginez si nous, les filles, avant de choisir un mec, on regardait bien comme il faut, sans discrétion aucune, l’entrejambe des gars autour, afin de trouver la bonne grosseur de paquet qui nous convient. Hum, il faudrait tout d’abord que les gars portent des pantalons super moulants pour qu’on puisse mieux voir la marchandise ! Eh ! Les compagnies de guenilles et les designers, qu’est-ce que vous attendez pour créer des lignes de vêtements super sexy, inconfortables, trop petits, qui font greloter tellement ça manque de matériel, pour les hommes ? Cela nous permettrait, à nous les femmes, de choisir selon nos préférences à chacune. Et comment réagirait-on, si l’homme que l’on a finalement choisi dans le bar à 2h30 du matin, laissait tomber une paire de bas roulé ou un concombre anglais en se déshabillant ? Oh lala ! Tu portais un faux pénis ?! Le mâle passerait automatiquement pour une espèce de maniaque. Vrai ou pas vrai ? Personnellement, je me sauverais en courant ! Mais rassurez-vous les gars, ce n’est pas demain que vous “devrez souffrir pour être belle”.

Prenez la famille Kardashian. C’est un empire construit sur le mensonge et l’illusion. Les filles sont refaites presque au complet. La plus jeune, Kylie, n’a que 18 ans et elle s’est littéralement transformée au cours des dernières années. C’est complètement fou ! Comparez les photos d’elle, à 14 ans, et celles d’aujourd’hui, ce n’est pas la même personne. Toute sa vie, elle aura à faire et refaire des retouches un peu partout. Quand tu commences, tu dois continuer, car après c’est pire. Mais sérieusement, si un jour elle a une fille et que la petite ressemble à l’ancienne Kylie, plutôt qu’à son père, que dira la maman à sa fille, qui se croira peut-être adoptée parce qu’elle ne ressemblera à aucun de ses parents ? Aura-t-elle le courage de lui dire : “Non, non, ma chérie, tu me ressembles, c’est juste que je ne me trouvais pas belle, alors je me suis fait refaire la face, les seins et les foufounes aussi”. Et la petite de lui répondre : “Mais ça veut dire que tu ne me trouves pas belle, maman ?”.

Vous ne trouvez pas que c’est d’une tristesse absolue ? Ces 5 filles sont suivies par des millions et des millions de personnes sur Instagram et Twitter. Elles influencent toute une génération de jeunes qui les prennent en exemple. Haaaaaa… m’entendez-vous crier ? Je plains les pauvres adolescentes qui n’ont pas de parents derrière elles, pour leur dire qu’elles sont extraordinaires, pleines de talents et que le monde est à leurs pieds. Telles qu’elles sont. Que l’enveloppe corporelle n’est qu’un papier d’emballage. Que le papier d’emballage ne reçoit que quelques secondes d’attention puisque c’est la première chose que l’on voit. Mais ensuite, on oublie vite le papier, on le déchire sans vergogne et c’est ce qu’il y a l’intérieur du papier qui intéresse tout le monde. C’est ce qui est caché qui fait chaud au coeur.

C’est certain que la mode, l’esthétique et tout ce qui représente la beauté sont des machines à faire de gros sous. Nous nous laissons tous manipuler volontairement ou involontairement. Lorsque ces compagnies commencent à faire moins de cash avec quelque chose, elles trouvent autre chose pour nous faire consommer. C’est comme ça. Et des fois, il y a de bonnes nouvelles. Vous savez quoi ? Les grosses brassières piquent du nez. Oui. Oui ! C’est d’ailleurs en entendant cette nouvelle que j’ai eu envie d’écrire cette chronique. Les soutiens-gorges sans doublure ni armature réapparaissent ! Plus besoin de se remonter la poitrine jusque dans le front. Ils peuvent maintenant se montrer tels qu’ils sont. Gros, moyen, petit, ferme ou moins ferme. Les femmes dans toute leur splendeur ! Ha oui ! Et les pauvres mamelons que l’on avait presque oubliés cachés derrière des couches et des couches de synthétiques, peuvent maintenant se sentir libéré, se montrer et profiter d’un peu de liberté en changeant de forme au gré du vent !

Vive les filles, aimons-nous avec nos beaux corps, gracieuseté d’une fille et d’un gars qui par un beau jour, se sont aimés…

À la prochaine x

Retourner au haut de la page


Logo de la Table Nationale des Corporations de Développement Communautaire Logo de la CDC du Haut St-Maurice Logo du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale du Québec