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Chronique de Solidarité rurale du Québec

  

Mot du président de Solidarité rurale

Publié le 9 juin 2017


Nous éprouvons tous un attachement particulier à notre région d’origine. Elle fait partie de nos racines, de notre identité. Nous y avons fait nos premiers pas, construit nos premiers souvenirs. Malgré l’éloignement vers une autre région en raison du travail ou des études, notre région natale demeure importante.

Je suis originaire de la MRC des Appalaches et j’y habite toujours, plus précisément à Thetford Mines. C’est dans ma région que j’aurai le plaisir de vous accueillir le 19 juin prochain pour l’assemblée annuelle de Solidarité rurale du Québec (SRQ). Cette région a connu des jours fastes à l’époque de l’exploitation de l’amiante, mais elle a dû se réorganiser depuis le bannissement graduel de ce produit sur les marchés. Cette réorganisation se poursuit toujours et notre économie repose maintenant sur les petites et moyennes entreprises. Alors que nous avions un taux de chômage grandissant, nous faisons maintenant face à une pénurie de main-d’oeuvre. Comme quoi, en moins de trente ans, bien des revirements peuvent se produire.

Cet exemple est loin d’être unique au Québec. La ruralité n’est pas à l’abri des courants mondiaux. L’ouverture des marchés et la mondialisation de l’économie ont été bénéfiques pour les uns, mais catastrophiques pour d’autres, avec la délocalisation des emplois du secteur manufacturier.

La baisse de la natalité depuis les années 60, la migration des jeunes vers les villes pour le travail et la difficulté d’attirer les immigrants font que nous sommes de moins en moins nombreux à occuper ce grand territoire qu’est la ruralité. Notre poids démographique s’est effrité, et on peine de plus en plus à garder et à attirer des gens en région.

Les communications et la circulation de l’information n’ont jamais été aussi faciles avec les nouvelles en ligne, Facebook, Twitter et autres. Parallèlement, nous assistons à une concentration sans précédent des médias traditionnels qui peinent à se rentabiliser. L’espace médiatique occupé par les enjeux propres à la ruralité sur les réseaux nationaux ne cesse de diminuer.

En 2015, le gouvernement a mis fin à la Politique nationale de la ruralité en l’intégrant au nouveau pacte fiscal qui le lie avec les municipalités. Un projet de loi sur la gouvernance de proximité est actuellement à l’étude à Québec et le Parlement devrait l’adopter avant la fin de la session.

Une réflexion sur l’avenir de SRQ a eu lieu lors de sa dernière assemblée annuelle en juin 2016. Certains souhaitaient que l’on mette un terme à la coalition. D’autres, dont j’étais, croyaient que la coalition avait toujours un rôle à jouer. Les quelques éléments cités plus haut illustrent bien la nécessité de continuer le travail. Nous nous étions alors engagés à présenter un plan d’action aux membres en décembre de la même année, lors de la tenue d’une assemblée spéciale.

Nous sommes maintenant en mesure de vous faire part du plan d’action que nous avons élaboré. Je vous présente dans cette lettre les grandes lignes de ce plan, mais mon objectif est que vous soyez présents le 19 juin pour qu’on puisse discuter ensemble de ce projet.

Notre coalition fête ses 25 ans d’existence en 2017. Je n’étais pas présent lors des états généraux du monde rural et la naissance de SRQ. Chose certaine, les enjeux de l’époque sont encore bien présents. Vingt-cinq ans d’existence, c’est l’occasion de faire le bilan. Voilà donc ce que nous vous proposons : un projet en trois phases avec une échéance assez serrée afin de nous permettre de profiter du prochain rendez-vous électoral d’octobre 2018.

La première phase : établir un portrait de la ruralité 25 ans après les états généraux du monde rural et la naissance de SRQ. La démographie et l’économie des régions ont changé. Certaines régions vont bien, d’autres moins. La mise à jour de toutes les données sur la ruralité sera très utile.

Marie-Josée Fortin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en développement régional et territorial et directrice du Centre de recherche sur le développement territorial, a accepté avec une équipe de chercheurs d’élaborer ce portrait. Nous vous présenterons une ébauche de ce portrait à réaliser d’ici la fin de l’année 2017.

La deuxième phase : en nous appuyant sur le portrait de la ruralité, nous souhaitons élaborer et proposer un nouveau contrat social en faveur de la ruralité québécoise. Les politiques publiques favorisent la partition du Québec entre les régions et les villes. Ce contrat social interpellera l’ensemble des Québécois à réfléchir à ses liens avec la ruralité, à l’importance de la ruralité et à l’apport de la ruralité dans toutes les sphères de la société. M. Bruno Jean coordonnera cette partie du projet.

La troisième phase : la publication de ces ouvrages et leur présentation au grand public. Une fois ce portrait réalisé et les éléments du contrat social définis, nous proposons de tenir un grand événement auquel seraient conviés les acteurs et décideurs de la société sur les plans politiques, économiques, culturels et sociaux.

Ce grand événement devrait avoir lieu vers la fin mai 2018. Nous savons qu’il y aura des élections provinciales à l’automne 2018. Ce projet nous servira donc de plate-forme pour la promotion de la ruralité en vue du prochain scrutin. Vous comprenez donc que les délais sont hautement stratégiques.

Nous comptons sur vous pour alimenter nos discussions. Nous pourrons également compter, lors de cette assemblée annuelle, sur la présence de l’organisme Vivre en Ville pour échanger sur leur mode de fonctionnement et les collaborations avec SRQ.

Pour bien clôturer cette journée d’échanges et de réflexion, nous vous invitons, à la levée de l’assemblée, à visiter le tout nouvel observatoire qui a été construit à même le chevalement du puits de la mine King-Beaver. Cet observatoire, qui met en valeur le patrimoine minier de la région, est vraiment magnifique. C’est donc un rendez-vous !

Espérant vous accueillir, je vous prie de recevoir, chers membres, mes meilleures salutations.

Le président,

Marcel Groleau
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