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Toutes les activités d'août 2017

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Un oiseau dans ma cour

Chronique “Un oiseau dans ma cour”

par Guy Pilote

“Un pays qui tarde à naître” et “Quand l’exil est ici”

Publié le 21 juin 2017


“L’homme se cramponne à la servitude plus souvent qu’elle ne s’impose à lui” - Sénèque, (4 av J-C – 65 ap. J-C)

Aujourd’hui, je vous présente deux textes et ce seront les derniers avant la pause estivale. Je serai de retour vers la fin du mois d’août prochain avec de nouvelles chroniques. Bon été à toutes et à tous !

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Un peu de monnaie

Publié le 8 juin 2017


Pour aider les personnes qui vivent dans la misère, vaut-il mieux faire de la politique que faire la charité ? Je suis de ceux qui croient, comme le philosophe Comte-Sponville *, qu’à problèmes sociaux doivent d’abord correspondent des solutions sociales et des actions politiques. Mais cela ne dispense pas, dira aussi le philosophe, “[…] d’avoir à l’égard des pauvres ou des exclus une attitude de proximité fraternelle, de respect, de disponibilité secourable, de sympathie, bref de compassion”. Il est vrai que la compassion n’a pas toujours bonne presse de nos jours, et cela sans doute parce que nous la confondons souvent avec la pitié. À ce propos, le philosophe apportera cette distinction :

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C’est comme ça que l’on vit

Publié le 24 mai 2017


Il y a un an de cela (ou presque), dans ma chronique Vivre de liberté, je vous parlais de l’auteur Alexis de Tocqueville dont l’ouvrage intitulé “De la démocratie en Amérique” est paru en 3 tomes entre 1835 et 1840. Cet ouvrage est un classique des sciences sociales et politiques en raison de la pertinence de son propos qui, disons-le, demeure toujours très actuel. Alexis de Tocqueville avait saisi qu’une démocratie, pour qu’elle soit réelle et bien vivante, exige de ses citoyens qu’ils soient éduqués, informés, engagés et solidaires, sans quoi elle n’en est qu’un simulacre. Mais les citoyens contemporains, disait-il, “se consolent d’être en tutelle, en songeant qu’ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs”. Nombreux sont ceux, en effet, qui renoncent à leurs responsabilités citoyennes et optent plutôt pour l’individualisme, la quête du bonheur personnel, oubliant que ce bien-être individuel s’appauvrira à mesure qu’ils se refuseront à leur liberté politique et aux responsabilités qui y sont liées.

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Je cherche la vérité

Publié le 9 mai 2017


Je vous ai déjà parlé d’Albert Jacquard, ce généticien qui a notamment écrit “L’équation du nénuphar”, un petit bouquin qui nous fait bien saisir à quel point nous sommes au bord d’une catastrophe écologique (voir Rien de surprenant). Albert Jacquard est décédé en 2013. Parmi les réactions exprimées dans la communauté scientifique, celle d’un autre savant, l’astrophysicien Hubert Reeves, m’a particulièrement touché par sa justesse. Reeves disait ceci de Jacquard : “c’était un homme qui s’intéressait à ce qui vaut la peine d’exister”. Qu’est-ce qui vaut la peine d’exister ? La vie elle-même, et la conscience humaine, puisque c’est par elle que nous avons le pouvoir de préserver la vie et de la vivre pour ce qu’elle a de beau, de bon, de vrai. C’est par elle, la conscience, que nous connaissons et que nous reconnaissons.

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Nous sommes les ambassadeurs de la collecte sélective à La Tuque

Les yeux sont trop bavards

Publié le 25 avril 2017


Vous tentez peut-être de trouver l’âme soeur au moyen d’une “application” conçue à cette fin ? Ces nouveaux outils facilitent certainement la prise de contact, mais la rencontre, elle, demeure toujours soumise aux règles de jeu habituelles : affinité, désir, appel d’un amour possible doivent être au rendez-vous, sans quoi la vérité finit par s’imposer d’elle-même et, souvent, dès les premières minutes de la rencontre. Les yeux sont généralement les premiers lanceurs d’alertes, ce qui nous fait dire, à juste titre, que le regard ne ment pas…

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Une brise légère

Publié le 3 avril 2017


“La pensée est le sang qui afflue autour du coeur” *
Empédocle (philosophe Grec - Ve siècle avant J-C)

Depuis le XVe siècle, avec le philosophe Descartes, mais surtout depuis le XVIIIe siècle (qu’on appelle le Siècle des Lumières), la science nous a habitués à séparer l’émotion de la pensée, à bien distinguer le sujet de l’objet de manière à pouvoir cerner objectivement le réel et à déterminer les lois qui permettent de l’expliquer. Cette activité de séparation sujet-objet est au coeur de l’attitude scientifique et s’inscrit dans ces courants de pensée qu’on appelle en philosophie “le réalisme”(existence indépendante du monde) et “le matérialisme” (étude de la matière sans l’interférence de la subjectivité humaine). Depuis un demi-siècle, l’étude du réel se tourne de plus en plus vers la technique (moins de science fondamentale, plus de technoscience), vers la création d’outils technologiques de tout usage qui nous aident à “maitriser” notre monde (pour le meilleur et pour le pire). Mais où donc nous a conduits cette séparation entre l’émotion et la pensée ?

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Je te dis bonjour

Publié le 20 mars 2017


Gaston Miron, notre poète national, “[…] se fichait éperdument des bumpers, washers et wipers qui se glissaient le plus naturellement du monde dans nos conversations. Ce qui l’inquiétait, c’était les structures de notre langue, parasitées par les calques de l’anglais que nous reproduisions en toute insouciance” *. L’expression “bon matin” est justement l’un de ces nombreux parasites qui contaminent insidieusement notre langue. En cette journée internationale de la francophonie, cher lecteur, je te dis bonjour !

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La route sera longue

Publié le 6 mars 2017


J’ai récemment mis la main sur un petit livre intitulé Manuel de résistance féministe, écrit par Marie-Ève Surprenant. Très beau petit bouquin pour démystifier la soi-disant égalité-déjà-atteinte entre les hommes et les femmes. Soumettre la réalité à l’épreuve des faits demeure encore la meilleure façon de faire évoluer une situation indésirable. Oui, les inégalités hommes-femmes persistent !

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L'unique choix positif c'est ta passion, choisis de la respecter !

La dignité. Salut ! Françoise David

Publié le 27 février 2017


Traiter une personne avec dignité, c’est lui accorder une valeur du seul fait qu’elle est un être humain. En démocratie, les mots qui traduisent le mieux cette volonté de traiter l’être humain avec dignité, vous les connaissez, ce sont ceux-ci : Liberté, Égalité, Fraternité. Ces mots sont imprimés sur le papier de nos Chartes, gravés dans la pierre, posés sur nos lèvres, et ils y sont dans le but de garantir à chaque personne la dignité à laquelle elle a droit en tant qu’être humain.

La Liberté et l’Égalité ont ceci en commun qu’elles se traduisent en “droits individuels” pouvant être défendus selon des règles de Justice. Dans un État de droit, chacun peut donc, en principe *, faire valoir son droit à la Liberté et à l’Égalité.

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Avant elle

Publié le 13 février 2017


“Aimer une personne, c’est pouvoir se réjouir de son existence”, dit le philosophe Comte-Sponville. Comprenons ici que “se réjouir”, c’est-à-dire “éprouver de la joie”, va bien au-delà de la simple satisfaction d’un besoin, d’un manque. “La joie est la manifestation de notre puissance vitale, de notre consentement à la vie”, dira à son tour le philosophe Frédéric Lenoir. “Éprouver de la joie” est une expérience qui appartient à chacun en propre : contrairement au bonheur, qui est souvent fortuit, circonstanciel, la joie nous vient surtout de notre angle de vue sur les choses, sur la vie. Ainsi, se réjouir, c’est pouvoir dire : “j’éprouve une joie à vivre ma vie” et se réjouir de l’existence de l’autre, c’est pouvoir dire : “j’éprouve une joie à vivre ma vie, et plus encore parce que tu en fais partie !”.

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