Le règlement concernant l’interdiction de rouler à bicyclette l’hiver se doit d’être aboli lors de la prochaine rencontre du Conseil municipal, qui se tiendra mardi prochain à 19h30, au Complexe culturel. Si le conseil a cru agir en bon père de famille, ce n’est qu’illusion ! La marmaille est furieuse ! Cette décision surprend et étonne partout chez nous et encore plus ailleurs au Québec. Elle suscite de vives réactions, fortement émotives et négatives, et ce, pour une multitude de raisons. On parle d’écologie, de sport, de la qualité de l’équipement, d’appropriation de l’hiver et plus.
Pourquoi déterrer ce règlement ? Par facilité ? Pour avoir l’impression d’agir ? On interdit et c’est réglé ? La mort du cycliste est déplorable, toutefois c’est un accident qui l’a provoqué. Ce genre d’accident est arrivé combien de fois ici ? Que dire de celles et ceux qui sont maintenant pénalisés ?
Le conseil semble avoir un portrait inexact de la réalité cycliste de sa ville. Autour de l’école Champagnat, les cyclistes semblent bien heureux et sont prudents. Mes jeunes voisins voyagent partout en ville avec des bicyclettes à larges pneus, je les croise souvent. Ils sont toujours souriants et parés de belles joues rougies par le froid, pourquoi leur interdire le plaisir du vélo ? Le vélo, c’est aussi de l’exercice et ainsi de suite…
De plus, si mes voisins ou leurs amis reçoivent une contravention, variant de 60 $ à 100 $, parce qu’ils sont parfois de “petits comiques”, comme je l’étais à leur âge, qui payera la facture ? Les jeunes ? Les parents ? Vous croyez vraiment qu’on doit ajouter des sujets de tensions familiales. Les parents feront aussi plus de “taxis”, plus de voitures sur les chemins, etc.
Le conseil municipal aurait pu investir, sensibiliser ou éduquer un peu plus la population s’il avait voulu agir après avoir déploré l’accident. Il aurait été efficace et sensible. Il y a beaucoup de cyclistes en hiver dans notre belle ville nordique. Au fil du temps, on en verra de plus en plus, parce que le virage vert est amorcé. C’est bon pour la santé, ça réchauffe, c’est efficace, c’est non polluant et ça comporte quelques défis, même en été.
Ce règlement ne doit pas survivre !
D’abord, je dois dire que je suis désolé pour l’accident qui a coûté la vie à un cycliste dernièrement. J’offre mes sympathies à la famille et aux amis de la victime.
Mon employeur est à La Tuque et je vais travailler en vélo, même en hiver ; alors, je sais ce que c’est que de pratiquer le vélo l’hiver. Si vous ne le faites pas, vous ne pouvez que l’imaginer.
Le vélo en général comporte plusieurs avantages : je combine mes temps de déplacements vers le travail et l’activité physique. Je prends l’air et je fais de l’exercice. Je ménage mon véhicule en évitant de faire de courtes distances avec un moteur qui n’a pas le temps de réchauffer. Je participe à la diminution des gaz à effet de serre.
Il ne faudrait pas en venir à une règlementation qui va à l’encontre de la tendance : le prix de l’essence ira éventuellement à la hausse et la conscience écologique aussi.
Je suis d’accord pour dire qu’il y a plus de risque l’hiver en vélo, en automobile aussi.
Toute activité comporte des risques, même ne rien faire comporte des risques ; n’importe quel médecin vous dira que la sédentarité est mauvaise pour la santé.
Il s’agit de minimiser les risques : emprunter les trottoirs (étrangement, c’est interdit et pourtant plus sécuritaire ?) et les rues moins fréquentées, porter un casque, avoir des réflecteurs sur le vélo, attendre d’être vu avant de faire une manoeuvre à une intersection.
Je ne crois pas que le vélo soit la cause directe de l’accident, mais plutôt le fait que la victime était dans la rue.
Les pneus d’hiver ne sont pas obligatoires sur les vélos comme pour les automobiles ? Je n’ai vu que des vélos de montagne cet hiver et les pneus tous terrains sont l’équivalent de pneus d’hiver. On peut même se procurer des pneus à clous. Les cyclistes circulent à vitesse réduite quand la chaussée est glissante ; peut-on en dire autant des automobilistes ?
Peut-être qu’ils ont moins de neige dans les grands centres, mais ils ont aussi plus de risque à cause du trafic.
Sur le trajet au travail (2,5 km), j’ai vu 3 véhicules stationnés en partie sur le trottoir. Même les piétons doivent passer dans la rue ! Il faut cesser le culte de l’automobile qui a la priorité sur tout.
En 2007, sur 563 accidents mortels sur nos routes, 15 cyclistes en ont été les victimes…
Je pense que d’interdire la circulation en vélo l’hiver est une mesure de sécurité excessive. Il y a moyen de trouver d’autres solutions : par exemple d’interdire seulement la circulation à vélo sur les rues qui sont le prolongement de la route 155. Autoriser la circulation à vélo sur le trottoir dans les rues plus achalandées.
J’espère que vous tiendrez compte de l’avis des cyclistes et des autres citoyens du Québec. Je ne pense pas qu’il faille interdire une activité à chaque fois qu’il y a un décès ; autrement on ne pourrait plus rien faire, car il y a des gens qui meurent dans toutes les activités.
Le conducteur du camion a effectué une manoeuvre alors qu’il y avait du danger, ce que prescrit le code de la route (article 327). Pourquoi alors punir les cyclistes alors que la faute est au conducteur du camion ?
Il est temps de vous raviser et la chance nous est donnée d’être des précurseurs en termes de règlements sur la circulation à vélo au Québec.
Servons-nous de cet évènement pour montrer que nous savons innover et non pour montrer que nous sommes bornés et rétrogrades.