Accuser les Premières Nations d’être la problématique à La Tuque...
Pour faire suite à l’article paru dans le nouvelliste le 22 août 2009 intitulé, “C’est une grosse problématique, la drogue à La Tuque” de Mathieu Lamothe :
Mme Michelle Nadon, coordonnatrice de la ressource des Travailleurs de rue, a tenu des propos racistes en mentionnant que les nombreux Amérindiens qui sortent des communautés (des réserves comme vous dites !) amènent leurs problèmes avec eux et sont une grosse problématique concernant la drogue à La Tuque. Elle mentionne également que la majorité d’entre eux consomment, car leurs parents sont drogués et alcooliques. Les a-t-elle seulement rencontrés tous personnellement pour porter un tel jugement.
Je suis membre des Premières Nations et je ne consomme pas et ma mère non plus. De plus, mes enfants ainsi que mes petits-enfants ne sont pas des drogués.
Travaillant dans le milieu de la toxicomanie chez les Premières Nations, je suis à même de constater qu’il y a des problèmes, mais ils n’existent pas seulement que dans les communautés. Les drogues et alcools sont des fléaux chez nos jeunes et adultes dans la société en “général”. Je ne nie pas les problèmes chez les Premières Nations, mais de là à les accuser d’être la problématique à La Tuque, c’est un jugement totalement raciste.
Vos propos n’aident en rien l’intégration des autochtones dans le milieu urbain, intégration qui est passablement difficile pour la majorité d’entre nous. Ce n’est pas avec des jugements de ce type que vous améliorez la situation. D’autant plus que vous êtes une professionnelle qui travaille auprès d’une clientèle qui peut vivre de tels problèmes.
Mme Nadon, vous devriez peut-être revisiter les bars, réécouter la télévision et relire les journaux. Les plantations, les descentes, les arrestations et les emprisonnements ne sont pas seulement chez les Premières Nations.
De plus, concernant le tragique incendie de la rue Scott, était-ce seulement des membres des Premières Nations ? Actuellement, il n’en est aucunement question. Heureusement que l’ensemble de la population ne pense et n’agit pas comme vous. Car ce n’est pas en agissant et en pensant ainsi que nous bâtirons une harmonie entre les peuples.
J’ai été personnellement blessée et déçue de vos accusations, et malgré tout, je reste fière d’être membre des Premières Nations.
Vous avez parfaitement raison madame Cleary, ce sont des propos racistes sans fondements.