Jeudi soir dernier, la Commission des Transports du Québec siégeait à La Tuque au complexe culturel. Le but était d’entendre les différents acteurs qui pouvaient appuyer ou réfuter la demande de “Taxi La Tuque” propriété de M. Daniel Morin. Celui-ci demande à la Commission de réduire le nombre de permis pour la région du Haut Saint-Maurice de 13 à 9.
Plusieurs intervenants de La Tuque, dont Autono-Bus, Corporation de transport adapté du Haut Saint-Maurice, le CSSS du Haut Saint-Maurice, Mme Guylaine Asselin pour le Comité de développement social et des particuliers étaient présents et ont manifesté leur opposition à cette demande. M. Morin, qui se présentait seul, a, selon moi, éprouvé beaucoup de difficultés à justifier sa demande. Tout d’abord, il a présenté des états financiers non vérifiés et non signés et qui semblaient, aux yeux d’un des commissaires, très incomplets, surtout venant d’un comptable d’une des plus grosses firmes au Québec, sinon au Canada. Ensuite, il a apporté des arguments basés sur des on-dit et non pas sur des faits.
Mais, le but de mon propos n’est pas de tenter de me substituer aux commissaires, mais plutôt de m’interroger sur l’absence des médias latuquois à cette audience dont CFLM, l’Écho de La Tuque et aussi le Nouvelliste. Pourtant, c’était à mon avis un sujet d’intérêt public et la population se devait d’être informée de cette demande. Il s’agissait d’une demande visant à réduire un service essentiel à la population de La Tuque et ses environs. Pourquoi cette absence, alors que nos médias sont les premiers à nous informer de fait divers ; de l’écrasement d’un chien à quelqu’un pris à fumer du pot. Peut-être que rapporter des faits divers est plus facile que de se déplacer après les heures normales pour entendre des gens débattre de sujets très importants pour notre population ?
Pourtant, au moins deux journalistes étaient au courant de cette audition puisque j’avais fourni le lien de la commission à au moins un journaliste et j’avais aussi avisé ces deux journalistes lors de la conférence de presse pour le lancement de la troisième édition de la politique familiale.
Je suis étonné et même stupéfait de voir le peu d’intérêt de gens sensés informer la population. Que signifie ce manque d’intérêt ? Je n’en sais rien, mais je me permets de questionner le choix des journalistes sur leur intérêt à bien informer nos gens…
J’oubliais, seule Jenifer Olsen, du Tam-Tam communautaire, était présente. Alors, si vous avez des réponses ou si vous êtes comme moi, qui me questionne sur le choix et sur la qualité de l’information à La Tuque, faites-le savoir en écrivant dans cette tribune !
Ronald Delisle
Je suis entièrement d’accord avec tout ça.
C’est un point sensible, des médias en général, que de reconnaitre l’importance d’un sujet d’intérêt général ou non. De plus en plus, les médias s’entrent-abrutissent de nouvelles de type “télé-réalité”, de la vie de n’importe qui / vedettes ou des évènements sportifs au lieu de vraiment rapporter les vraies nouvelles qui pourraient faire avancer certains sujets.